L'Orient Le Jour
Monday 13 June 2011

ICI ET AILLEURS

Farid Rebeiz, 100% Lebanese

By Carla Henoud | 13 June 2011

Tom Nemcik, Alexandra Devarenne, Nayla Moawad et Farid Rebeiz.

Farid Rebeiz, creator of “Corner of Time.” Photo Carla Henoud

GET-TOGETHER It is in Santa Rosa, California, land of vineyards and olive trees that Farid Rebeiz invited a group of journalists and professionals for the launch of his brand: Corners of Time. Portrait of a passionate man who has a long-term vision he calls “mission.”

“I still believe in Santa Claus!” says Farid Rebeiz, when speaking of himself. As a business card given to strangers, it explains in a few words the personage but mainly the person he has remained. Impatient, idealistic, eternal optimist, “I only see the bright side!” he says. Ideas he picks up non stop with a shovel, at the risk of getting a little lost along the way. Generosity without borders and the desire to show Lebanon as he sees it: a country full of potential, products and good people. “It is about a love story between the Lebanese terroir and American technology, he points out. A union for the best between our two cultures and economies, which would mainly occur through olive oil and a few selected products.”

He has been thinking about it for years. He has slowly been nurturing this project, as one would with olive trees … Serving the country, even though he left it, physically, a long time ago. To introduce our mythical olive oil in the U.S. market at a time when demand is growing. When Italy and others receive all the awards and when Lebanon remains discreetly silent and timid. To offer, at last, the taste of our quality products which speak of us better than all the media of the world…

Planting a tree and constructing a building
”My university professor told us one day: Plant trees which also provide shade, for people to sit under.”
Farid Rebeiz, who studied engineering and graduated from the University of Texas at Austin, left Lebanon with “50 dollars in his pocket”. From Texas to California, then back to Texas, he has built large real estate projects while building his life. Or vice versa. His career having well taken off in the past few years, the young man, because he remained a young man in his mind, falls in love with our olive oil during a meeting with Nayla Moawad, director of the René Moawad Foundation. Since 2006, small ideas begin to sprout in Rebeiz’s head. He founds the company “Olive Grove Partners” and surrounds himself with Lebanese and American professionals. In partnership with the Lebanese Agricultural Research Institute (LARI), he undertakes feasibility studies, in Lebanon and in California. He then manages to import into the U.S. one hundred Lebanese olive trees in order to produce high quality oil that meets international standards. “To me, it is about planting good seeds, about sharing, about daring and above all about putting people together.”

But until these trees slowly grow at Novavine, one of the most reputable nurseries in California – the process is about ten years long and the olive trees are in quarantine for two years – Farid Rebeiz has expanded his initial project. “I decided to go all the way with the olive oil, by introducing to the U.S. market a variety of our best products. By making them known, by entering contests which would highlight their qualities, like the international competition in Los Angeles for extra virgin olive oil. To demonstrate that they are truly extraordinary.” To complete his “mission” in which, he says, “I have invested considerable time and resources”, he has put together a team of professionals and has developed this new project under the brand name “Corners of Time”. A vehicle, an electronic service that allows consumers around the world to see, then select online a range of products purely Lebanese. For tasting, the products will be offered in different locations, hotels, airports and stores throughout the USA.

Tour and tasting
The nicest illustration of the long speeches he has tirelessly repeated for the past few years has been this beautiful onsite gathering. Three days to meet, one by one, professionals who work hand in hand to end up with a project perfectly well led. In the program, there also was a visit of Novavine, guided by its CEO Jay Jensen, who explained the methods of planting, inspecting, waiting, hoping, harvesting and succeeding in multiplying the trees. And two launch parties where guests were able to discover the brand, the clear and compact packaging of “Corners of Time”, to taste different olive oils being offered and to witness the proper functioning of the online operation.

“I did not invent anything”, modestly concludes Farid Rebeiz. I am just completing the mission that my ancestors, the Phoenicians, launched in 1600 BC.” He has mainly demonstrated that one can have ideas and heart, and succeed with a project that makes perfect sense. And that in planting seeds here and there, in helping, even from Austin, many charities and other Lebanese schools, he can claim “mission accomplished”.
For more information: www. cornersoftime.com


L'Orient Le Jour
Lundi 13 juin 2011

ICI ET AILLEURS

Farid Rebeiz, 100 % libanais

Par Carla Henoud | 13 Juin 2011

Tom Nemcik, Alexandra Devarenne, Nayla Moawad et Farid Rebeiz.

Farid Rebeiz, creator of “Corner of Time.” Photo Carla Henoud

RENCONTRE C’est Santa Rosa, en Californie, terre des vignobles et des oliviers, que Farid Rebeiz a invit un groupe de journalistes et de professionnels au lancement de son label : Corners of Time. Portrait d’un passionn qui a une vision long terme qu’il qualifie de mission .

« Je crois toujours au père Noël ! » tient à rappeler Farid Rebeiz, en parlant de lui. Comme une carte de visite tendue aux étrangers et qui expliquerait en quelques mots le personnage mais surtout la personne qu’il est restée. Impatient, idéaliste, éternel optimiste, « je ne vois que le bon côté des choses ! » dit-il. Des idées à la pelle qu’il ramasse sans s’arrêter, au risque de se perdre un peu en chemin. Une générosité sans frontières et l’envie de montrer le Liban tel qu’il le voit : un pays plein de capacités, de produits et de gens valables. « Il s’agit, précise-t-il, d’un mariage d’amour entre le terroir libanais et la technologie américaine. Une union pour le meilleur entre nos deux cultures et nos deux économies, qui se ferait principalement à travers l’huile d’olive et quelques produits choisis. »

Des années qu’il y pense. Qu’il cultive lentement ce projet, comme on le ferait pour des oliviers… Servir le pays, même s’il l’a quitté, physiquement, depuis longtemps. Introduire notre mythique huile d’olive sur le marché américain, à un moment où la demande se fait grandissante. Que l’Italie et d’autres ont toutes les faveurs et que le Liban reste discrètement silencieux et timide. Offrir, enfin, le goût de nos produits de qualité, qui parlent mieux de nous que tous les médias du monde…


Planter un arbre et construire un immeuble
« Mon professeur à l’université nous avait dit un jour : Plantez des arbres qui donnent aussi de l’ombre, pour que les gens puissent s’y poser. »

Farid Rebeiz, ingénieur de formation, diplômé de l’Université du Texas, à Austin, a quitté le Liban avec « 50 dollars en poche ». Du Texas en Californie, puis de retour au Texas, il a construit de grands projets immobiliers en construisant sa vie. Ou l’inverse. Sa carrière ayant bien décollé depuis quelques années, le jeune homme, car il est resté un jeune homme dans sa tête, tombe en amour pour notre huile d’olive lors d’une rencontre avec Nayla Moawad, directrice de la Fondation René Moawad. À partir de 2006, les petites idées commencent à germer dans la tête de Rebeiz. Il fonde la société « Olive Grove Partners » et s’entoure de spécialistes libanais et américains. En partenariat avec la Lebanese Agricultural Research Center (LARI), il entreprend des études de terrain, au Liban et en Californie. Puis il réussit à importer aux USA une centaine d’oliviers libanais dans le but de produire de l’huile de qualité supérieure répondant aux standards internationaux. « Il s’agit, pour moi, de planter de bonnes graines, de partager, d’oser et surtout de mettre des gens ensemble. »

Mais, en attendant que grandissent lentement ces arbres à Novavine, l’une des pépinières les plus réputées de Californie – le processus prend au total une dizaine d’années et les oliviers sont en quarantaine pour deux ans –, Farid Rebeiz a agrandi son projet initial. « J’ai décidé d’aller à fond dans l’huile d’olive, en proposant au marché américain une variété de nos meilleurs produits. Les faire connaître, participer à des concours qui souligneraient leurs qualités, tel le concours international de Los Angeles pour l’huile d’olive extravierge. Démontrer qu’ils sont réellement extraordinaires. » Pour compléter sa « mission », dans laquelle, précise-t-il, « j’ai investi beaucoup de temps et de moyens », il a mis sur pied une équipe de professionnels et a développé ce nouveau projet sous le label « Corners of Time ». Un véhicule, un service électronique qui propose aux consommateurs du monde entier de voir, puis de choisir une gamme de produits purement libanais en ligne. Pour la dégustation, la gamme proposée sera exposée dans différents lieux, des hôtels, des aéroports et des boutiques dispersées à travers les USA.

Visite et dégustation
La plus belle illustration de ses longs discours qu’il aime répéter depuis quelques années, sans jamais se lasser, a été cette belle invitation sur place. Trois jours à rencontrer, un à un, des professionnels qui travaillent main dans la main pour aboutir à un projet parfaitement bien amené. Au programme, également, une visite de Novavine, avec pour guide son directeur général Jay Jensen, qui a expliqué les procédés utilisés pour planter, inspecter, attendre, espérer, récolter et réussir à multiplier les arbres. Et deux soirées de lancement où les visiteurs ont pu découvrir le logo et l’emballage clair et compact de « Corners of Time », déguster les différentes huiles d’olive proposées et vérifier la bonne marche de l’opération en ligne.

« Je n’ai rien inventé », conclut modestement Farid Rebeiz. Je suis juste en train de compléter la mission de mes ancêtres phéniciens, lancée en 1600 avant JC. » Il a surtout démontré que l’on peut avoir des idées et du cœur, et réussir une affaire qui se tient parfaitement. Et qu’en semant ici et là, en aidant, même de Austin, de nombreuses associations caritatives et autres écoles libanaises, il peut se dire que sa mission est déjà réussie…
Pour plus d’informations : www.cornersoftime.com